Groupe continu

- Soit 10 week-ends non résidentiels
samedi 29 et dimanche 30 septembre 2012
samedi 27 et dimanche 28 octobre 2012
samedi 24 et dimanche 25 novembre 2012
samedi 15 et dimanche 16 décembre 2012
samedi 26 et dimanche 27 janvier 2013
samedi 23 et dimanche 24 février 2013
samedi 23 et dimanche 24 mars 2013
samedi 20 et dimanche 21 avril 2013
samedi 11 et dimanche 12 mai 2013
samedi 8 et dimanche 9 juin 2013
Groupe continu Clown-Gestalt
Septembre 2012 à juin 2013Un week-end/mois pendant l’année scolaire,
Horaires :
le samedi, de 10 h 00à 19 h 30
le dimanche, de 9 h 00 à 16 h 30Lieu : Paris
Avec, en co-animation : Henri Madeuf.
À l’assistance technique : Jacques DUPERCHE et Vincent GÉNIER.
Avec la participation, pour 2 week-ends en cours d’année : Nico MORELLI.
J’ajouterais au descriptif Clown-Gestalt quelques réflexions sur l’alliance entre le travail du clown et la Gestalt. L’alliance entre les deux fait partie du processus de groupe continu sur Paris.
Parfois, lorsque notre clown se « givre » effarouché par certaines mémoires à fleurs de peau qui lui enlèvent sa capacité au plaisir, le travail de Gestalt vient à l’appui comme un point de repère, prend parfois le pas sur le jeu et accorde un espace de liberté et d’écoute pour accueillir les mystères cachés dans nos blocages, y mettre des mots et contribuer à leur donner sens pour faire des liens, nous rassurer et rassurer l’artiste en nous dans ses prises de risques et sa capacité à faire confiance à son clown.
Un des enjeux très important dans le travail du clown est d’écouter : c’est-à-dire de prendre les propositions du partenaire en tenant compte de ce qu’elles nous font ressentir. C’est le moment de « l’encaissage » où il faut trouver le temps nécessaire avent de répondre.
Dans le jargon théâtral cela s’appelle « le ping-pong », c’est également un principe essentiel en Gestalt-thérapie : en fonction de la conscience de ce qui se passe en noue et en résonance avec ce qui vient de dehors s’ajuster créativement.
Souvent, tout en travaillant son clown, il arrive que le participant se bloque et perde son plaisir à jouer :
soit qu’il contacte un endroit trop douloureux pour pouvoir le raconter avec la petite distance qu’implique le jeu,
soit que sans s’en rende compte, il évite de contacter quelque chose,
soit qu’il éprouve une peur vague qui l’immobilise, lui fait prendre la tangente, l’entraîne dans des stéréotypes et diminue sa spontanéité.
C’est à ce moment-là que la Gestalt peut venir à la rescousse comme une parenthèse intime où le participant accompagné par les animateurs et soutenu par le groupe peut prendre le temps pour aller explorer en lui-même.
Cela peut se passer également pendant le jeu où Henri MADEUF intervient avec son clown dans un travail que nous appelons « le nez à nez ». Il devient un clown « aidant » pour faciliter le lien entre vie et jeu.
Je trouve extraordinaire le génie du clown à venir débusquer par son propre blocage, sorte de cri muet, l’endroit d’une blessure qui nous demande encore soin et respect.

Dans ce parcours qui s’étend sur l’année scolaire, 2 weeks-ends sont réservés au travail de la voix du clown. Il est nécessaire d’oser quitter sa propre voix du journalier, de la déconstruire, explorer nos timbres inattendus, les rythmes, les détériorations de notre « voix clown », trouver son chant, apprivoiser ainsi notre capacité à improviser musicalement en solo et en chœur avec la collaboration de Nico MORELLI pianiste de jazz et compositeur et également proférer certains textes du répertoire classique ou contemporain en clown.






