Groupe continu

Clown Gestalt - le groupe continu annuel

Groupe continu clown-gestalt
Groupe fermé non résidentiel
2017-2018
Paris

Un week-end par mois sur l’année scolaire
de septembre 2017 à juin 2018

Groupe continu de clown-gestalt

Groupe continu fermé Clown-Gestalt
non résidentiel, sur Paris
de septembre 2017 à juin 2018

animé par Rosine ROCHETTE

  • co-animé par : Laurent MARTINET,
  • assistés par : Antoine EHRHARD,
    Jean-Paul LEBRUN et Kalye VIOLET
  • et, sur 2 week-ends en cours d’année,
    avec la participation du pianiste Nico MORELLI.

Un week-end/mois pendant l’année scolaire,

  • Soit 10 week-ends non résidentiels
    samedi 23 et dimanche 24 septembre 2017
    samedi 14 et dimanche 15 octobre 2017
    samedi 25 et dimanche 26 novembre 2017
    samedi 16 et dimanche 17 décembre 2017
    samedi 20 et dimanche 21 janvier 2018
    samedi 17 et dimanche 18 février 2018
    samedi 17 et dimanche 18 mars 2018
    samedi 14 et dimanche 15 avril 2018
    samedi 26 et dimanche 27 mai 2018
    samedi 16 et dimanche 17 juin 2018

Horaires :
le samedi, de 10 h 00 à 19 h 00
le dimanche, de 10 h 00 à 18 h 30

Repas :
On mange sur place le samedi midi et le dimanche midi. Chacun apporte convivialement quelque chose de bon à partager.

Lieu : « L’Embrasure », théâtre Yunque
35 avenue Faidherbe
93100 MONTREUIL
Métro Mairie de Montreuil (5 mn à pieds du métro)

POUR L’INSCRIPTION AU GROUPE CONTINU,
CONTACTER ROSINE ROCHETTE

au 01 42 40 98 25
ou au 06 75 08 81 06
pour une entrevue à titre gracieux.
Les inscriptions sont déjà ouvertes pour la rentrée de septembre 2017.

Point n’est besoin d’être acteur pour trouver son clown et le mettre en jeu.

Le clown-gestalt

Le clown que chacun de nous porte en lui pourrait représenter la partie inadéquate de nous-mêmes, par rapport au monde, on pourrait l’appeler aussi notre ombre, notre  » moi fou « , il va chercher ses images dans les couches profondes de la conscience pour les amener à la lumière de la représentation.

Dans ce travail, l’essentiel réside à se donner la permission d’accueillir sans jugement : sensations, sentiments, imaginaire à l’instant même de leur surgissement. De mettre l’énergie pour intensifier cela et célébrer ainsi les personnages étranges et magnifiques qui surgissent de nous pour les laisser vivre grâce au jeu théâtral.

Le clown peut tout dire, il n’a pas honte de se montrer dans ses faiblesses, de partager ses vertiges, ses secrets, il est impudique avec légèreté, avec confiance, comme si le fait de s’avouer était un acte fondamental, un cadeau pour ceux qui le regardent : le public qui, lui aussi, dans ce regard échangé, se reconnaît.

Avec quelques règles de jeu comme  » le regard public « , la présence de l’énergie dans toutes les parties du corps, les techniques d’intensification, le travail sur le son (la voix du clown, la façon dont il parle n’est jamais réaliste, elle est une forme de dérapage de notre propre voix), avec l’aide du costume, du maquillage, du nez rouge (le plus petit masque, il nous soutient grandement !) chaque participant pourra expérimenter que  » si je me laisse être MOI sous la protection de mon clown, le public me dira OUI inconditionnellement « .

J’ajouterais quelques réflexions sur l’alliance entre le travail du clown et la Gestalt.

Parfois, lorsque notre clown se « givre », effarouché par certaines mémoires à fleurs de peau, qui lui enlèvent sa capacité au plaisir, le travail de Gestalt vient à l’appui comme un point de repère, prend parfois le pas sur le jeu et accorde un espace de liberté et d’écoute pour accueillir les mystères cachés dans nos blocages, y mettre des mots et contribuer à leur donner sens pour faire des liens, nous rassurer et rassurer l’artiste en nous dans ses prises de risques et sa capacité à faire confiance à son clown.

Ce qui est important dans le travail du clown, c’est d’écouter : c’est-à-dire entendre et prendre les propositions du partenaire en tenant compte de ce qu’elles nous font ressentir. C’est le moment de  » l’encaissage  » où il faut trouver le temps juste, nécessaire, avant de répondre.

Dans le jargon théâtral, cela s’appelle  » le ping-pong « , c’est également un principe essentiel en Gestalt-thérapie : en fonction de la conscience de ce qui se passe en nous et en résonance avec ce qui vient de dehors s’ajuster créativement.

Souvent, tout en travaillant son clown, il arrive que le participant se bloque et perde son plaisir à jouer :

  • soit qu’il contacte un endroit trop douloureux pour pouvoir le raconter avec la petite distance qu’implique le jeu,
  • soit que sans s’en rende compte, il évite de contacter quelque chose,
  • soit qu’il éprouve une peur vague qui l’immobilise, lui fait prendre la tangente ou l’entraîne dans des stéréotypes qui l’éloignent de sa spontanéité.

C’est à ce moment-là que la Gestalt peut venir à la rescousse comme une parenthèse intime où le participant accompagné par les animateurs et soutenu par le groupe peut prendre le temps pour aller explorer en lui-même.

Je trouve extraordinaire le génie du clown à venir débusquer par son propre blocage, sorte de cri muet, l’endroit d’une blessure qui nous demande encore soin et respect.

Clown Gestalt - Clowns