… – Strip-tease clown

Voir le descriptif du stage :

Masque neutre – Strip-tease clown

Pour ce stage, téléphoner à Rosine Rochette
au 01 42 40 98 25
.

Voir le descriptif des deux premiers jours destinés au travail du masque neutre

Les deux jours suivants sont destinés au travail

du Strip-tease clown :

Stage Le strip-tease clown

Dehors les soirs d’été, chez ma grand-mère où nous passions les vacances, lorsque j’étais enfant, je donnais une « représentation de danse » sur la terrasse devant la famille rassemblée.

La musique de mon petit tourne-disque, caché dans les buissons, parée de quelques châles, un chapeau, pieds nus ou avec des chaussures de dame, j’avais trouvé le moyen de toucher les miens au cœur, de leur faire « cadeau de mon âme », encouragée par les musiques que j’avais scrupuleusement choisies.

En retour, je recevais dans les yeux qui me regardaient une sorte de « oui », je voyais sur les lèvres de ce public familial auquel se joignaient quelques amis, un léger sourire de permission ou d’adhésion qui me permettait d’être moi-même, une fille.

Cette tentative de consolation dans les yeux d’un public a été le premier déclic dans mon choix de devenir comédienne et par la suite psychothérapeute.

Le théâtre, pour me redonner confiance, redéployer mon plumage, sentir la joie dans mon corps, structurer mes états chaotiques, créer de la beauté. La thérapie, pour donner du sens et m’aider à trouver ma vraie place. J’avais tant besoin de rassurer mon narcissisme blessé, de me rendre à moi-même un pouvoir perdu, une façon de « reprendre les commandes » ; d’être payée en retour d’un trésor dérobé.

C’est ce souvenir d’enfance qui m’a inspirée pour la création de ce stage : Strip-Tease-Clown, une permission d’offrir dans l’instant, protégée par la distance de la scène et soutenue par la musique, quelque chose de la fulgurance d’une quête intime, un rituel, une flamme, un rideau déchiré, un aveu.

L’histoire se raconte sur la musique grâce au parcours et au délestage des vêtements qui sont costumes de théâtre, tissus, matières diverses, maquillage, perruques, qui nous métamorphosent en créatures pour le moment de notre entrée sur le plateau.

Puis, toujours sur la musique, le corps se dit et les vêtements lâchés ou déposés dans l’espace comme des peaux nous parlent, nous racontent une histoire.

L’enjeu n’est pas d’arriver à la nudité (bien que cela ne soit pas interdit), mais plutôt « d’enflammer » l’imaginaire du public ; partager avec lui un sacré secret, un secret sacré.

Le debriefing et les feedbacks ont lieu dans un deuxième temps.

La musique est imposée par surprise, l’officiant, créature clown, l’accueille comme partenaire et, grâce au choc de la différence, fait jaillir le feu et le plaisir de l’improvisation.

Dans ce stage, les échanges sont nombreux, le travail intervient quand il est nécessaire. Émergent souvent les thèmes de la sexualité, du désir, de l’énergie vitale dans sa liberté, dans les blocages. Ces histoires dansées pourraient s’appeler prière, exorcisme de l’inacceptable, rituel de guérison, célébration des âges de la vie… enfance, adolescence, vieillesse, naissance, mort, imaginaire d’un au-delà. Univers précieux transcendé par le costume, le nez du clown, la musique.